Les origines du Covid-19 : Le pangolin sur la liste des suspects

Quarantink, jour 1 – Pangolin

Le 7 février 2020, lors d’une conférence de presse à l’université d’agriculture de la Chine du Sud, à Gangzhou, la piste du pangolin est évoquée pour la première fois pour expliquer l’origine du Covid-19. Cette annonce concorde alors avec les informations sur les premiers cas de Covid-19. Le virus a d’abord été détecté autour du marché de Wuhan, dans la province de Hubei en Chine.

Dans un article daté du 26 février, la revue scientifique Nature explique toutefois que la ressemblance entre l’ADN du coronavirus retrouvé sur le pangolin par les chercheurs de Gangzhou et celle du Covid-19 n’est « que » de 90,3 %. Ce taux ne serait pas suffisant pour affirmer avec certitude que le mammifère à écailles soit le porteur originel. Aujourd’hui aucune réponse définie n’est encore trouvée. La chauve-souris constituerait une piste alternative.

La civette à l’origine du SRAS en 2003

Le Covid-19 appartient à la famille des coronavirus comme le SRAS, responsable d’une épidémie en 2003. Le SRAS aurait été transmis à l’homme par la civette, un animal sauvage présent en Chine, en Asie du sud-est, en Afrique subsaharienne et dans la péninsule ibérique. Nature rappelle que le niveau de similitude entre le virus que portait la civette et le SRAS était de 99,8 %.

Le pangolin est aujourd’hui une espèce menacée. Selon la WWF, le trafic illégal de ce mammifère sauvage s’élève à 1 millions d’individus sur les 10 dernières années. Il est chassé pour sa viande, ses écailles et ses vertus médicinales. Le 15 février, journée internationale du pangolin, WWF a lancé une pétition pour la sauvegarde de l’animal.

La contraception thermique : simple mais encore peu connue chez les hommes

Pour Muckefunk – www.muckefunk.de

« Focus sur les couilles », c’est le titre du premier colloque international consacré aux moyens de contraception pour les hommes qui s’est tenu à Bruxelles le 4 février dernier. Au pays plat, l’idée de rendre les hommes temporairement infertiles fait déjà son chemin dans les esprits. En France, en revanche, la contraception du sexe masculin est aujourd’hui encore un sujet méconnu du grand public, mais aussi surtout douloureux pour les mentalités de certains.

Lorsqu’on parle de contraception dite masculine, vient d’abord à l’esprit le fameux préservatif. Mais dans l’hexagone on rechigne à porter le bout de latex. Pour Marc Pointel, sexologue et directeur du magasin « Le roi de la capote » à Paris, la situation est catastrophique.

Si l’éducation sexuelle est négligée, il n’y a aucun doute, les hommes ne savent pas grand-chose sur les méthodes à utiliser pour se rendre infertile. Mais, Il y a un encore autre problème : les contraceptions dédiées aux hommes ne semblent pas intéresser sur le plan commercial.

Une contraception masculine et militante

Il faut en réalité se rapprocher de cercles militants pour trouver des méthodes alternatives au préservatif et réversibles contrairement à la vasectomie. Au sein de l’association pour la recherche et le développement de la contraception masculine, ARDECOM, on expérimente la méthode thermique déjà depuis les années 70. C’est également la méthode choisie par Maxime Labrit, infirmier et créateur de l’Andro-switch. C’est un simple anneau en silicone qui enserre la verge et la peau du scrotum pour faire remonter les testicules dans le corps. Il nous expose le principe :

Mais là est le malaise. Faire migrer ses testicules pour les réchauffer, c’est un geste vécu comme une véritable perte de virilité pour certains hommes comme l’explique Maxime :

L’art comme réponse au malaise

Pour répondre à ce problème culturel, Pauline Simon étudiante à l’EHESS et danseuse, à pris la voie artistique. Elle travaille actuellement sur un projet de chorégraphie inspiré par la méthode thermique, « The great hold up » :

Ici, les testicules ne sont plus présentés comme des organes intouchables. Mais la réflexion de Pauline va plus loin. Le projet lui permet de travailler la question du ou des genres.

La contraception dite masculine se développe en Europe et dans le monde

En France, seul le Docteur Mieusset du CHU de Toulouse est autorisé prescrire la méthode thermique à ses patients. Mais Maxime est confiant, l’idée de contraception adaptée aux hommes fait progressivement son chemin en Europe.

Sur le plan mondial, la méthode dite du Risug est bientôt commercialisable en Inde. Elle consiste à injecter un gel dans les canaux déférents pour stopper l’afflux de spermatozoïdes. Dans ce cas de figure, l’autorisation s’inscrit dans une politique plus large du contrôle des natalités. Maxime Labrit y voit une instrumentalisation à double tranchant.

La contraception va sans doute encore susciter beaucoup de débats. Mais comme le dit le sexologue Marc Pointel, il faudra revenir à des choses simples.